Henri Bourgeois en Nouvelle-Zélande

15 Novembre 2015

La Nouvelle-Zélande est connue pour ses rugbymen, ses paysages de film et ses moutons mais c’est aussi une terre de grands vins qui mérite d’être (re)découverte. En à peine quatre décennies - jusqu’au début des années 1970, il n’y avait que très peu de vignes - la région de Marlborough est passée de pâturages pour les moutons à la plus grande région productrice de vin de Nouvelle-Zélande (77 % de la production nationale). Ce succès est notamment dû à l’indéniable typicité de ses Sauvignons Blanc que la plupart des viticulteurs de la région de Marlborough se sont efforcés de faire ressortir en suivant une approche propre au “Nouveau Monde” viticole.
Pour la famille Bourgeois, installée depuis 2000 au coeur de la Marlborough Valley, chaque nouveau millésime est là pour prouver un peu plus la qualité des terroirs locaux. Pour cela, son approche et ses pratiques marquent une différence avec celles de la majorité des producteurs néo-zélandais. Afin de les exprimer au mieux, la famille Bourgeois a exporté sa philosophie detravail vitivinicole et son expérience de la culture du Sauvignon Blanc à Sancerre. Rien n’a été laissé au hasard. En effet, une étude approfondie des sols a montré que le Domaine se situe sur la faille sismique de la Wairau Valley, qui sépare deux types de sols : une terre argileuse (Wither Clay et Broadbridge Clay) idéale pour le Pinot Noir, et une terre de galets roulés issue d’un ancien lit de rivière (Greywacke riverbed) où s’épanouit le Sauvignon Blanc.

Clos Henri représente ce que les Anglo-Saxons appellent un “Single Vineyard”. La propriété, d’un seul tenant, s’étend sur 110 ha dont seulement 41 ha ont été plantés par la famille depuis 2000. La forêt d’espèces natives, les points d’eau et les collines trop abruptes pour être cultivées ont été préservés pour protéger l’écosystème. Cette petite surface de vigne, comparée à la majorité des domaines de la vallée, permet de maîtriser la qualité de la matière première, en appliquant des méthodes type “cousu-main”, et de profiter de tous les avantages d’avoir la cave de vinification et d’élevage des vins au coeur même du vignoble. Tout est mis en place pour limiter les rendements et forcer la vigne à s’enraciner le plus profondément possible : haute densité de plantation, taille Guyot double, faible hauteur de pied, choix de clones et de porte-greffe peu vigoureux, donc faiblement productifs, et absence d’irrigation dès la troisième année d’implantation de la vigne. Il aura fallu douze ans de voyages autour du monde à la famille Bourgeois pour trouver une terre, certes différente, mais à l’origine de vins à la profondeur et à la qualité finalement proches de celles de Sancerre. En 2000, la Nouvelle-Zélande s’est naturellement imposée : la famille est tombée amoureuse de ce pays, de ses habitants et de sa terre. Guidés par leur instinct et leur passion, ses membres ont ainsi décidé de démarrer une nouvelle aventure dans la Marlborough Valley. « Nous avons alors acquis une terre de pâturages sur une colline, puis planté la vigne, construit une cave, en commençant de rien pour créer un vignoble respectant les atouts de cette belle vallée et correspondant à notre philosophie de vignerons français » indique Arnaud Bourgeois.

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