Des Sancerrois ont un domaine... en Nouvelle-Zélande

22 Mars 2017

La famille Bourgeois et son domaine Clos Henri en Nouvelle-Zélande © Agence BOURGES
Les Bourgeois, vignerons à Chavignol depuis des siècles, ont installé, en 2001, un domaine en Nouvelle-Zélande où ils produisent également du sauvignon, mais aussi du pinot noir
Si le domaine existe à Sancerre depuis le XVIIe siècle, en Nouvelle-Zélande, les Bourgeois sont de « jeunes vignerons ».
Après plusieurs voyages à la rencontre de leurs exportateurs, afin d'expliquer toute la typicité de leurs vins et avec l'envie d'étendre leur gamme pour pérenniser l'exploitation, ils sont arrivés dans la région de Marlborough, en 2000.
« On avait envie d'avoir des vignes à l'étranger, déclare Jean-Marie Bourgeois. La première fois que nous sommes allés en Nouvelle-Zélande, on nous a proposé des vignes déjà existantes, mais nous voulions planter les nôtres. On nous a ensuite montré une exploitation avec une grande plaine, une belle colline… Alors, on a gratté pour voir les terroirs. »

Des vignes plantées en 2001.
Quelques mois et quelques négociations plus tard, la famille achète le domaine et plante ses premières vignes avec deux cépages qu'elle connaît parfaitement : le sauvignon et le pinot noir. « Au départ, nous avions 2,5 hectares, ajoute Jean-Marie Bourgeois. Les vignerons des environs sont venus nous aider à planter. Le premier pied, nous l'avons arrosé au sancerre la Bourgeoise. » Le Clos Henri, produit en Nouvelle-Zélande était né. Trois ans plus tard, quelques bouteilles sortent de la cave, puis, en 2004, une première « petite » récolte.
Si la Nouvelle-Zélande, premier pays exportateur de sauvignon au monde, a séduit la famille chavignolaise, c'est avant tout pour ses similitudes climatiques avec Sancerre : des températures assez semblables en journée et, surtout, des nuits fraîches, contrairement à d'autres régions viticoles du globe comme l'Afrique du sud ou le Chili. « C'est important pour nos deux cépages, précise Arnaud Bourgeois, le fils de Jean-Marie. Le sol est également très important. Nous avons planté sur trois terroirs différents et nous sommes partis d'une page blanche. Ça nous a permis d'avoir un regard neutre sur la plante et de changer notre façon de voir ici. »

Lancement de la biodynamie
C'est, par exemple, en osant tester une production en biodynamie sur l'hémisphère sud, que la famille de vignerons s'est aussi lancée dans le Sancerrois. « Là-bas, toutes nos vignes sont au même endroit, alors qu'ici, elles sont dispersées sur dix villages. Ça nous paraissait compliqué, mais on s'est rendu compte que c'était gérable, se souvient Arnaud Bourgeois. Ça nous a mis en confiance. »

Aujourd'hui, le Clos Henri permet à la famille de proposer de nouveaux produits, « différents des sancerre, mais avec autant de profondeur ». Il donne également lieu à des voyages en famille, notamment pour les vendanges, qui se sont déroulées le mois dernier, saisons inversées obligent. « C'est une tradition, on va goûter chaque parcelle en famille. Ça se passe exactement comme ici, on ne fait confiance qu'à la dégustation pour savoir si on peut démarrer les vendanges, ou non. »

Pour les prochains millésimes, les Bourgeois veulent rester fidèles à ce qui fait la renommée de la famille : « On veut continuer à s'améliorer, gommer nos petits défauts et investir pour aller dans les détails et, toujours, chercher des niveaux de qualité supérieure. »

L'abus d'alcool est dangeureux pour la santé, à consommer avec modération
Mentions légales - Réalisation Direct@Web

Pour un confort optimal de navigation,
merci de tenir votre périphérique à la verticale.