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L’HISTOIRE D’UN CHÊNE ÂGÉ DE 435 ANS
Il était une fois un chêne historique… Un arbre qui, dit-on, avait trouvé sa place et grandi à un carrefour de forces telluriques. La légende veut d'ailleurs que Sully, Ministre des Finances d'Henri IV, soit régulièrement venu s'y ressourcer. On aurait également vu à ses abords Charles V et Agnès Sorel qui en firent un but de promenade. Nombreux ensuite furent les “fidèles” à venir puiser de l’énergie au pied de Saint-Etienne, nom que l'on donna à ce chêne en référence à ses pères qui servirent à la construction de la charpente de la cathédrale de Bourges. Un conte de fées qui faillit s'arrêter en juin 1993, quand un violent orage s'abattit sur la région et foudroya cet arbre à l'influence mystérieuse. Une triste fin ? Non, car Camille Gauthier, fendeur de merrains à Méry-ès-Bois, Jean Vicard, tonnelier à Cognac et notre famille, tous amoureux du bois et de la tradition, décidâmes de lui offrir une seconde vie : le bois de l'arbre allait servir à la construction de fûts destinés à accueillir le vin de notre domaine. Camille Gauthier fit l’acquisition du formidable doyen de la forêt avec beaucoup de détermination. Car cet arbre était la convoitise de passionnés du bois provenant de tous les continents. Finalement, il fut abattu le 17 mars 1995 devant plusieurs caméras de télévision, au cours d'une cérémonie mémorable et particulièrement émouvante. Ensuite, le fendeur et le tonnelier ont fait leur ouvrage. Les douelles ont séché pendant 4 ans environ afin que le bois “dégorge” ses tanins les plus âpres et les plus durs. Après cette étape l’assemblage des douelles a donné naissance à une quarantaine de fûts, des pièces bourguignonnes de 228 litres, et quelques demi-muids (600 litres). Depuis la famille Henri Bourgeois, artisans vignerons depuis plus de 10 générations, a mis en œuvre un travail considérable et a comblé de soin une sélection des ses meilleurs parcelles qui seront à l’origine du futur nectar. Ainsi 3 millésimes de cette célèbre cuvée, en Sancerre blanc : 2000, 2001 et 2002 ; en Sancerre rouge : 2000, 2002 et 2003, ont été vinifiés et élevés dans les fûts du chêne Saint-Etienne. En hommage à ce chêne nous avons, en mars 2005, reboisé une parcelle de la forêt de Saint-Palais, détruite par la tempête de décembre 1999, en collaboration avec l’Office National des Forêts. Sur cette parcelle, proche de celle du chêne Saint-Etienne, ont été plantés 1000 chênes sessiles. Avant sa mort, il avait produit de nombreux glands qui sont tombés à ses abords et ont germés en pépinière pour donner de nouveaux plants. Ces jeunes pousses, fils du chêne Saint-Etienne, seront baptisés aux noms de leurs futurs parrains, ceux-là même qui feront l’acquisition de 12 de ces rares flacons. Au bout de 100 ans, ces arbres seront assez grand pour être utilisés en tonnellerie. D’ici 180 ans, 40 des plus beaux chênes qui auront été choisis par les forestiers durant 2 siècles pour constituer le peuplement final, seront les futurs chênes Saint–Etienne des années 2200.
DEUX PRESTIGIEUSES ET RARES CUVÉESSancerre blanc LE CHÊNE SAINT-ETIENNE Sancerre rouge LE CHÊNE SAINT-ETIENNE
DÉGUSTATION ET ACCORDS :Sancerre blanc LE CHÊNE SAINT-ETIENNE Sancerre rouge LE CHÊNE SAINT-ETIENNE Les arbres du “Canton de Saint-Etienne” ont une texture fine et compacte, grâce à leur croissance lente et régulière. Ces propriétés sont d’autant plus marquées dans le chêne Saint-Etienne en raison de son grand âge. Au contact de ce bois unique, le vin a opéré une lente oxydation au travers des douelles. Les tanins libérés par ce “chêne” d’une très grande finesse, viennent se marier dans la plus grande harmonie au précieux liquide et confèrent des saveurs boisées d’une douceur inégalée. | ||||
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